Les prouesses du programme élargi de vaccination en 50 ans de réalisations en Afrique de l’Ouest et du Centre ©OMS
Les prouesses du programme élargi de vaccination en 50 ans de réalisations en Afrique de l’Ouest et du Centre ©OMS

Le Programme élargi de vaccination (PEV) a été mis en place au niveau global par tous les partenaires et sous le leadership de l’OMS en 1974. L’objectif était de  rendre les vaccins accessibles à tous les enfants dans le monde. Au cours du webinaire du réseau des Médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), qui se déroulait le 17 avril2024, le Dr Célestin Traoré, conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à l’UNICEF, a souligné  les succès, les défis et perspectives pour la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Les succès de la vaccination

Le conférencier a d’entrée de jeu tenu à définir le vaccin, lequel est « une substance d’origine microbienne ou de synthèse qui est introduite dans l’organisme humain pour développer ses capacités de défenses. Ce qui fait qu’il sera protégé chaque fois qu’il sera confronté à ce microorganisme ou à cette substance qui lui a été injectée ». Cette intervention a été définie en matière de santé comme l’une des plus efficientes à cause de l’efficacité que le vaccin a sur la santé, la population et sur le développement économique et sociale de manière générale. Lorsqu’une personne est vaccinée, elle est protégée. Protégée parce qu’elle ne fait pas la maladie d’une part mais en plus, elle empêche la maladie de se propager dans son environnement.  Le vaccin permet de ce fait d’interrompre la circulation de la vaccination, de protéger les autres membres de la communauté et de faire en sorte que la maladie ne circule pas dans la communauté.

 Le Programme élargi de vaccination (PEV) est un succès au plan mondial au regard de ce qu’il  a induit comme changement dans l’architecture de la vaccination et de la santé de manière générale. Les résultats les plus importants ont été soulignés  par Dr Traoré : l’éradication de la variole en 1977 ; la réduction des décès liés à la rougeole de 25% entre 2000 et 2014; la poliomyélite est d’ores et déjà une maladie en phase d’éradication. « Eradiquer la polio c’est faire en sorte qu’il n’y ait plus de paralysie et que le virus ne circule plus.  Les progrès établis depuis 2020 montrent que nous sommes sur la bonne voie». C’est également le lieu de préciser que la souche A de méningite ou méningocoque n’existe plus de nos jours du fait de l’impact de la vaccination sur les systèmes de santé. 

Défis et perspectives

« Globalement, nous utilisons comme référence  pour évaluer la couverture vaccinale, les enfants qui ont complété leur troisième dose du vaccin combiné contre la diphtérie et la coqueluche » , a indiqué le Dr Traoré qui a par la suite mis à la disposition des hommes et femmes de médias quelques données  qui montrent que la couverture vaccinale est stagnante ces trois dernières années dans la zone Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est de 69% alors que la couverture africaine globale est de 74% et la couverture globale mondiale de 84%. Ce qui signifie que la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre a une performance beaucoup plus faible par rapport aux autres régions. « Il faut être optimiste parce que si en moyenne nous avons 69% de couverture, nous avons quand même des pays très performants dans notre région qui ont des couvertures de plus de 90% et qui sont parmi les plus performants de la région et même dans le monde », soutient le conseiller régional chargé de la vaccination des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre à l’UNICEF.

Les principaux défis « c’est que nous n’avons pas encore atteint les couvertures  optimales aussi  au niveau global que dans notre région », renseigne Dr Traoré. L’objectif global c’est de faire en sorte que pour tous les antigènes, le PEV atteigne une couverture globale d’au moins 90%. Le Programme élargi de vaccination (PEV) qui est encore autour de 70% de couverture a encore 20 points à rattraper, Il s’agit du premier défi. Un défi lié aux performances des programmes de vaccination.  Le second défi concerne la disponibilité des vaccins et de la chaîne de froid. Le troisième défi c’est travailler sur la demande « parce que  vous vous êtes rendus compte que du fait de la COVID, il y a eu une amplification des mauvaises informations et des rumeurs sur la vaccination », précise le conférencier.

Aujourd’hui, le PEV a environ 20 vaccins  qui sont disponibles dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre pour barrer la voie à une vingtaine de maladies. On note entre autres :   la tuberculose, la fièvre jaune, la diphtérie, la coqueluche, les méningites, la poliomyélite, la COVID,  le paludisme.

 

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