L'Egypte célèbre sa demi-finale face au Cameroun /©Africanews

Malgré la présence des deux meilleurs buteurs du tournoi, le Cameroun n’a pas pu échapper à la rage de l’Egypte.

Les deux demi-finales de la CAN Cameroun 2021 ont livré leurs élus : le mercredi 02 février 2022, le Sénégal s’est défait du Burkina Faso (3-1) ; et jeudi 03 février 2022, l’Egypte a eu raison du Cameroun aux tirs au but (3-1) après 120 minutes de jeu sanctionné par un score nul et vierge.  

Les Camerounais savaient les Egyptiens difficiles à dompter. Mais ils y ont cru jusqu’à la dernière minute, galvanisés par la présence dans leurs rangs des deux meilleurs buteurs du tournoi : Vincent Aboubakar (6 buts) et Karl Toko-Ekambi (5 buts). Sans oublier la finale de la CAN Gabon 2017, où les Lions indomptables, face aux Pharaons, n’en avaient fait qu’une bouchée. Mais l’histoire ne se reproduira pas cette fois-ci.  

En première période, on a senti un Cameroun gonflé, mais limité par son propre enthousiasme et par la multiplication des finisseurs qui s’entremêlaient les pédales dans la surface de réparation. Ces occasions manquées vont se raréfier en seconde période, l’Egypte ayant compris la nécessité de ne plus se fier à des gambadements de l’adversaire dans son périmètre de sécurité.

L’Egypte attaque de moins en moins, et semble avoir opté définitivement pour la défensive, lorgnant les tirs au but. Une stratégie qui va s’avérer gagnante.

Eliminé en demi-finale, le Cameroun se voit ainsi écarté du couronnement dans un tournoi où il avait l’ambition de combler l’échec de sa CAN manquée de 1972. Même la troisième place qui se dispute samedi 05 février 2022 face au Burkina Faso n’est pas acquise d’avance. Les Etalons reviendront avec un fort esprit de revanche, afin de relever le défi lancé lors du match d’ouverture où ils avaient perdu deux buts contre un.

Les supporters Camerounais ont très mal vécu la défaite de leur équipe. Des casses et autres actes de de vandalisme isolés ont été signalés ça et là sur l’étendue du territoire. Sans trop de heurts. La raison a fini par prendre le dessus sur l’instinct. Et du coup, il fallait trouver des boucs émissaires : l’entraineur a fauté en mettant des joueurs talentueux comme Choupo-Motsing sur le banc ; les joueurs ont plus penché pour un individualisme, sacrifiant un jeu collectif qui, seul, aurait pu mettre les Pharaons à genou...

Le rêve brisé, la réalité est là. Le Cameroun devra revoir de long en large toute sa stratégie, de la politique des infrastructures sportives, jusqu’à la professionnalisation de son championnat national, en passant par les critères de recrutement des entraineurs, les velléités pouvoiristes du gouvernement à l’encontre de la Fécafoot, ou les mentalités rétrogrades des acteurs du foot et des supporters…