Une avancée significative vient d’être enregistrée dans la promotion des droits de l’enfant au Cameroun. UNICEF Cameroun et l’AUF (Agence universitaire de la francophonie) ont officiellement signé un mémorandum d’entente, accompagné d’un accord spécifique, afin de renforcer la formation, la recherche et l’innovation dans ce domaine stratégique. La cérémonie de signature s’est tenue le 30 mars 2026 dans les locaux de l’UNICEF à Yaoundé, suivie d’un café média destiné à présenter en détail les contours de ce partenariat aux professionnels des médias.
Ce double temps fort a permis non seulement de formaliser l’engagement des deux institutions, mais aussi d’en expliquer les enjeux, les objectifs et les retombées attendues pour les enfants, aux hommes et femmes de médias appelés à relayer l’information auprès du grand public.
Cet accord s’inscrit dans la continuité des initiatives lancées depuis 2023, notamment avec la mise en place des Centres des droits de l’enfant (CDE). Ces structures contribuent déjà à l’innovation pédagogique, à la production de recherches utiles aux politiques publiques, ainsi qu’à l’accompagnement des communautés et à la mobilisation des jeunes universitaires.
Au cœur de ce partenariat figure la création d’un Master intitulé « Social and Behaviour Change for Child Rights ». Conçu selon un modèle hybride combinant présentiel et enseignement en ligne, ce programme ambitionne de former une nouvelle génération de professionnels capables d’agir concrètement en faveur des enfants.
L’Agence universitaire de la francophonie mobilisera son réseau universitaire pour concevoir les programmes et renforcer les capacités pédagogiques, tandis que l’UNICEF apportera son expertise technique, facilitera les stages et mentorats, et soutiendra l’intégration de la recherche appliquée dans les curricula.
Lors du café média, Fatimata Balandi, cheffe du programme Social and Behaviour Change à l’UNICEF Cameroun, a mis en lumière l’importance stratégique de ce partenariat. Elle a expliqué que l’objectif est de faire en sorte que les droits de l’enfant soient non seulement compris, mais aussi appliqués à tous les niveaux, des communautés aux institutions.
Elle a notamment insisté sur les impacts attendus de ce Master, articulés autour de trois axes : l’institutionnalisation du changement social et comportemental au sein des structures publiques et privées, le renforcement des capacités des acteurs, et l’amélioration concrète des conditions de vie des enfants.
Les domaines d’intervention sont essentiels : accès aux soins de santé primaires, nutrition de qualité, éducation, protection des jeunes filles contre le mariage précoce, et accès à l’eau potable.
L’approche adoptée repose également sur une forte implication des communautés. Le changement social, a-t-elle rappelé, ne peut être efficace sans une participation active des populations, depuis la conception des actions jusqu’à leur évaluation. Une vision résumée par une idée forte : aucune intervention ne peut réussir durablement sans l’adhésion des bénéficiaires.
Du côté de l’Agence universitaire de la francophonie, ce partenariat est perçu comme un levier de transformation des universités africaines. La synergie entre les établissements membres et les Centres des droits de l’enfant devrait permettre d’accélérer les changements sociaux et comportementaux à travers la formation et la recherche.
À travers cette initiative, l’UNICEF et l’Agence universitaire de la francophonie réaffirment leur ambition commune : bâtir un réseau académique francophone engagé, capable de produire des connaissances utiles, de soutenir l’innovation pédagogique et de mobiliser durablement les acteurs de l’enseignement supérieur.
L’objectif final reste clair : faire progresser, de manière concrète et durable, les droits et le bien-être des enfants au Cameroun et en Afrique centrale.




