Le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, a présidé le 7 juillet 2026 à l'hôtel Hilton de Yaoundé, la cérémonie officielle de publication des résultats synthèse de l'enquête nationale sur l'évaluation de l'impact du VIH au Cameroun de septembre 2024 à janvier 2025.
Cette cérémonie de présentation officielle a connu la présence aux côtés du ministre de la Santé publique, du chargé d'affaires de l'ambassade des USA à Yaoundé, du représentant point focal CDC Cameroun, du directeur général de l'Institut national de la statistique, du directeur du CNLS et du SG du MINSANTE.
CAMPHIA 2024-2025 est le produit d’une volonté politique forte et d’un travail de terrain. Grâce aux données fiables, le Cameroun peut désormais piloter sa riposte VIH avec précision et atteindre les 95-95-95. Avec la cascade 95-95-95, on avance mais le dépistage reste le blocage : premier 95, pourcentage de PVVIH qui connaissent leur statut ; deuxième 95, pourcentage de ceux qui connaissent et sont mis sous traitement ; troisième 95, pourcentage de ceux sous traitement qui ont la charge virale supprimée.
Pour le MINSANTE, la CSU contribue à : rapprocher les services de santé des populations ; réduire les barrières financières ; améliorer l’accès aux soins essentiels et renforcer l’équité dans notre système de santé. Tant que les personnes vivent avec le VIH sans le savoir, elles ne peuvent ni bénéficier du traitement, ni protéger leur santé, ni interrompre la chaîne de transmission. Les hommes, les adolescents, les jeunes adultes, les zones géographiques en retard de diagnostic, il faut Investir dans la santé numérique avec les modèles différenciés et le suivi de proximité, lutter contre la stigmatisation.
Après celui de 2017-2018, CAMPHIA 2024-2025 montre que le Cameroun réussit le traitement et la suppression virale. Mais l’échec du premier 95 bloque tout. Pour atteindre 95-95-95, il faut maintenant une stratégie de dépistage de masse, communautaire et sans stigmate.
CAMPHIA 2024-2025 montre une baisse réelle de l’épidémie au Cameroun. Mais avec 21.000 nouvelles infections par an et une féminisation du VIH, la riposte doit maintenant cibler les femmes et maintenir l’observance au traitement.
La mise en œuvre progressive de la couverture santé universelle occupe une place déterminante. L’un des principaux défis concerne le premier 95. Tant que les personnes vivent avec le VIH sans le savoir, elles ne peuvent ni bénéficier du traitement. La peur du regard social reste encore un obstacle à la connaissance de leur statut.
Pour la Pr Anne Cécile Zoung Kanyi Bisseck, coordonnatrice nationale CAMPHIA 2024-2025 et DROS au MINSANTE, "CAMPHIA ne se limite pas à des chiffres. Il laisse au Cameroun une base de données, une biobanque, 500 tablettes, un laboratoire accrédité et des agents formés. C’est un investissement durable pour la SND30".
Enfin, il existe des Infrastructures créées avec une base de données énorme. Ces données participatives et qualitatives sont disponibles à l’INS et accessibles au MINSANTE via la DROS (Division de la recherche opérationnelle en santé). La biobanque est fonctionnelle au Laboratoire national de santé publique avec des milliers d’échantillons stockés pour futures enquêtes. Le laboratoire accrédité était celui du CIRCB accrédité par l'OMS et CDC pour tester des échantillons sans aucun doute et avec toute la technicité nécessaire. Les équipements : 500 tablettes de collecte de données sont réutilisables pour les prochaines enquêtes. La masse critique de personnel formé sous le leadership de l’INS pour la mise en œuvre de l’enquête pourront poursuivre ce travail pour d’autres enquêtes.





